Comment arriver à ne plus subir son agenda : gestion du temps
- Théo CARON

- 12 janv.
- 2 min de lecture

Le temps est cette ressource invisible qu’on cherche tous à maîtriser, mais qui finit souvent par nous filer entre les doigts. On court après nos rendez-vous, nos mails, nos réunions et, parfois, on se demande pourquoi on était en train de courir. Gérer son temps, ce n’est pas réussir à tout faire, mais c’est surtout accepter de ne pas tout faire. C’est apprendre à choisir, à poser des limites, à respirer.
Pendant longtemps, le temps était perçu comme quelque chose de naturel. On vivait au rythme des saisons, de la lumière du jour, du travail manuel.
Aujourd’hui, tout va plus vite. Les distances se réduisent, les outils nous connectent, la productivité est devenue un réflexe. On gagne du temps sur tout, mais on n’en a jamais autant manqué. Ce décalage, le sociologue Hartmut Rosa l’appelle “l’accélération du monde moderne”. À force de vouloir aller plus vite, on s’est piégés dans une course sans fin. Et si, au lieu de chercher à gagner du temps, on essayait d’en reprendre la maîtrise ?
Souvent, le problème n’est pas le temps, mais la manière dont on l’occupe. On dit oui trop vite, on veut bien faire, on s’épuise à tout contrôler. Comme résultat : des journées remplies, mais qui ne nous nourrissent plus.
Reprendre la main, c’est d’abord ritualiser. Se donner des repères qui rassurent : un moment chaque semaine pour organiser ses priorités, un espace pour soi, une respiration dans l’agenda. Ces petits rituels créent une forme de stabilité dans le mouvement. C’est aussi savoir dire non. Pas pour refuser les autres, mais pour se dire oui à soi. Dire non à une demande, c’est parfois dire oui à son équilibre, à son énergie, à sa santé mentale.
Et puis, il y a l’art de lâcher prise. On ne peut pas tout contrôler, tout prévoir, tout faire parfaitement. Parfois, “assez bien” est déjà très bien. On peut aussi s’aider d’outils simples, comme la matrice d’Eisenhower (vous pouvez retrouver sur notre instagram) qui aide à distinguer ce qui est vraiment important de ce qui est juste urgent. Car l’urgence, c’est souvent ce qui crie le plus fort, pas ce qui compte le plus. Mais au-delà des méthodes, la clé reste dans la perception. Gérer son temps, ce n’est pas cocher des cases, c’est trouver du sens dans ce qu’on fait. C’est comprendre ce qui nous épuise et ce qui nous nourrit. C’est oser ralentir, même quand tout autour accélère.
Le stress, d’ailleurs, n’est pas toujours un ennemi. Il peut être un moteur, tant qu’il reste ponctuel. C’est quand il s’installe qu’il devient toxique. Nourrir ses besoins, se donner du temps pour soi, pour le calme, c’est la meilleure façon d’éviter qu’il prenne toute la place. Finalement, ne plus subir son agenda, c’est un choix : celui de remettre de la conscience dans nos journées, de redonner de la valeur à notre attention.
Cette thématique du “temps” peut-être abordée lors d’un accompagnement : pour bilan de compétences avec Ankrage consulte notre page ou prends directement contact avec nous !




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