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Pourquoi certaines personnes sont sensibles au stress et d'autres non ?

il y a 6 jours
2 min de lecture

Je me suis demandée pourquoi certaines personnes semblent insensibles au stress de nature et d'autres sont toujours dans la tempête ?

C'est une question qu'on se pose souvent en observant les autres. On a vite fait de se dire que c'est une question de volonté, ou pire, une fatalité avec laquelle on est né.

Pendant longtemps, on nous a vendu l'idée que tout se jouait entre la génétique, le tempérament et les traumatismes d'enfance. Autrement dit :

un script déjà écrit, où notre marge de manœuvre serait proche de zéro.

Mais à force de se dire "je n'y peux rien, c'est ma nature", on oublie un paramètre fondamental.


La vérité, c'est qu'il existe un seuil.

Viktor Frankl disait : "Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace réside notre pouvoir de choisir notre réponse." C'est magnifique sur le papier. Sauf que... cet espace, il n'est accessible qu'à partir d'un certain seuil d'énergie et de sécurité intérieure.

Quand on tombe en dessous de ce seuil (en cas de stress chronique, d'angoisse aiguë ou de dépression), le système nerveux disjoncte. Le cerveau reptilien prend le contrôle, le cortex préfrontal (celui de la nuance et de la décision) se déconnecte, et on passe en mode survie pure.

Dans cet état-là, demander à quelqu'un de "choisir sa réponse" ou de "positiver", c'est lui demander de nager alors qu'il n'a plus de bras.

 

Le choix devient un luxe biologique impossible.

Alors, comment on fait ?

Si la liberté de choix n'est pas un absolu permanent, la solution ne passe plus par le mental, mais par le corps et l'étayage :

•             Accepter d'abaisser les armes : Reconnaître qu'on est sous le seuil et que lutter contre sa propre tempête interne ne fait qu'épuiser les dernières réserves.

•             Passer par le corps : Utiliser des leviers physiologiques (respiration, régulation du système nerveux, sommeil) pour envoyer un signal de sécurité au cerveau.

•             S'appuyer sur l'extérieur : Oser demander de l'aide, s'entourer, ou s'appuyer sur des professionnels quand le réservoir est vide.

La neuroplasticité nous prouve que le cerveau peut se réécrire, mais cela demande d'abord de reconstruire un plancher sous nos pieds.


 
 
 

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